Wolverine

 

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Wolverine surprend là où on ne l’attendait pas vraiment : dans son propos sur la mort, pour le personnage immortel, il explore quelques pistes qu’il relie plutôt bien à ses enjeux généraux, malgré l’intrigue de yakuzas et autres moins bien ficelée. Car il faut dire qu’en termes de divertissement, le film n’a malheureusement rien de très efficace : les effets ne sont pas très réussis, les scènes d’action sont presque trop courtes, sans parler du final à la limite du ridicule, au point même que la scène post-générique est à elle seule plus excitante que tout le film ! Mais pour ce qui est de l’enjeu personnel, Wolverine avance plusieurs motifs intéressants, celui du désir de la mort ou d’être prêt à la mort, avec pour point d’ancrage le double-trauma (double foireux dès lors que le villain est foireux), Nagasaki/Jean et une fois la mort possible, la question aussi simple qu’inévitable pour ce personnage : quel sens donner à sa vie qui n’en est pas vraiment une ? Quel Wolverine devient-il sur la fin (le sauvage des débuts, le protecteur, le soldat) ? Le film ne s’embarrasse pas de discours, mais se laisse aller à l’exécution des métaphores au premier degré autant que l’est son personnage, c’est aussi bien, les lignes sont limpides de ce côté là (plus tortueuses pour l’affaire yakuza & co) ; si seulement l’intrigue avait suivi, l’action, tout… Car en définitive, le film n’a rien d’exceptionnel sur tous ces plans, rarement efficace, pas même spécialement drôle quand il s’y essaie, ni émouvant, ne disposant pas non plus d’une galerie de personnages secondaires si convaincants outre Yukio, et peut-être également Mariko. Bref, passable, mais pas inintéressant non plus.

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