The Last Ship, saison 1, épisode 2

The Last Ship. -©TNT
The Last Ship. -©TNT

Un deuxième épisode dans la lignée du pilot.

The Last Ship est vraisemblablement exactement ce à quoi on pouvait s’attendre : une série d’action, sans autre propos qu’un discours patriotique limité, dont les enjeux de survie et de quête font la dynamique du récit. Elle s’assume ouvertement en donnant à ses protagonistes des répliques stéréotypées sur-mises en valeur – on ne négocie pas… – et en rejouant avec un manichéisme total les conflits habituels. Expliquer, donner du sens, de la densité aux motivations des ennemis ? Ce n’est pas son ambition, la série se refuse à prendre quelque risque que ce soit, et c’est peut-être aussi ce qui pourrait nuire à sa qualité de plaisir coupable.

Dans tous les cas, l’action est là, fusillades, tirs de missiles, explosions s’accumulent dans le deuxième temps de l’épisode ; tandis que deux légers enjeux de fond se résolvent plus ou moins, la doc qui doit gagner la confiance du commandant et le deuil de l’équipage. Pour le moment, on se désintéresse complètement du sort des personnages et il serait de bon ton d’équilibrer d’avantage, histoire qu’on s’investisse dans l’action et qu’on ne passe pas une moitié d’épisode à attendre que cessent les coups de feu. Certains efforts – la commémoration, l’interaction avec le second – pâtissent encore du jeu d’Eric Dane, si bien qu’il y a sans doute plus à faire du côté des membres de l’équipage et de leurs relations.

Bref, un deuxième épisode tel que promis, de l’action, des stéréotypes, on y trouve ou non ce qu’on y cherche.

The Last Ship, saison 1, épisode 1 (pilot)

The Last Ship. -©TNT
The Last Ship. -©TNT

Un premier épisode qui donne le ton pour The Last Ship et présage un bon plaisir coupable de l’été !

D’une narration solide, marquée de moments forts, ce pilot fait le travail qu’on attend de lui et cerne en quarante minutes les enjeux de son intrigue ; son efficacité tient aussi par ailleurs à sa capacité à rendre compte du bouleversement majeur, la découverte de la pandémie par l’équipage, sans trop de précipitation. L’écriture gère ainsi deux points de vue, celui de la scientifique et celui du capitaine, pour les faire entrer en conflit et ouvrir sur les révélations : un point de départ qui permet de ménager un certain suspense et de jouer davantage sur l’intimité de cet espace clos que sur l’urgence de la situation à échelle mondiale – de quoi éviter paradoxalement (sur un navire isolé…) une atmosphère anxiogène. Peu à peu, le rythme s’emballe, le ton change, et une fois l’épisode terminé, on est bien entré dans l’univers de la série. Tour de force, puisqu’en revanche, il est clair qu’on n’est guère surpris par ce qu’on regarde !

Les stéréotypes – Russie VS USA, l’héroïsme militaire US… -, l’ambiance (la bo par exemple) même de la série, n’aident pas forcément à croire à un monde contemporain, tant ils convoquent l’imaginaire des téléfilms vus et revus… Le gros problème de ce pilot est aussi celui de l’interprétation d’Eric Dane, sans charisme, difficilement crédible, l’acteur nuit clairement à la qualité de scènes voulues fortes, comme le discours rassembleur vers la fin. Par ailleurs, si l’épisode ne fait qu’esquisser les traits de caractères de ses personnages, il ne donne pas forcément l’impression d’un gros potentiel de développement et privilégie d’ores et déjà l’action : reste à espérer que la suite saura ainsi se projeter continuellement vers l’avant. Dans tous les cas, on sait ce à quoi on a affaire, et on peut y trouver son compte à cette condition.

Bref, un pilot efficace, miné en partie par son acteur principal.