The Good Wife, saison 7, épisode 1

The Good Wife. ©CBS
The Good Wife. ©CBS

Un premier épisode d’une légèreté enthousiasmante pour le retour de The Good Wife.

C’est une entrée en matière très dense pour la série, qui met en place quelques enjeux de cette saison, du moins ceux qui ne concernent Alicia qu’indirectement : l’opposition Eli/Ruth, le malaise de Cary qui ne trouve plus sa place dans sa firme, entre autres. Dans le premier cas, cela fonctionne très bien comme accroche pour suivre l’intrigue politique de la campagne de Peter, tant le duo d’acteurs est formidable et l’opposition en conséquence prometteuse. La série est fidèle à elle-même et n’a pas oublié qu’elle a fait d’Eli un grand amateur de films d’horreur il y a de ça quelques saisons, au détour d’un dialogue, un détail qui donne lieu ici à une scène amusante et qui prouve comme toujours que la série sait incarner ses personnages.

Pour ce qui est de Cary, il est sans doute aussi question de cohérence après les nombreux bouleversements des saisons précédentes : le personnage qui souhaitait une firme jeune, nouvelle auprès d’Alicia, est revenu à la case départ, à la nuance près qu’il a gravi les échelons. Cette intrigue, sans être follement intéressante, n’en demeure pas moins bien vue. En espérant que ça ne tourne pas en rond ni ne fasse déjà vu. On est visiblement forcé de renoncer à l’ensemble show qu’était The Good Wife à ce stade, il serait bon que la série s’élève à nouveau avec le virtuose dont elle est capable dans ce nouveau cadre, sans passer par le secours de Canning du côté d’Alicia. On préfère presque la complicité amusante de Grace en fait…

L’affaire judiciaire quant à elle est l’occasion de placer un poil d’humour : 8 millions de dollars en jeu et on en est à analyser les trajectoires et les adhésifs de post-its… Le décalage est piquant et l’épisode s’en contentera ; elle propose une résolution qui, si elle ne permettait pas de lier deux storylines et de faire quelque chose d’un personnages secondaire, pourrait sembler un tantinet brutale.

Bref, un premier épisode divertissant et bien calibré, il faudra patienter encore un peu pour avoir un aperçu plus définitif de la direction envisagée par la série cette saison.

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La Review de la semaine [5]

The 100. -©CW
The 100. -©CW

Qui dit vacances dit rattrapages ! Un peu plus de séries au programme cette semaine, mais j’attendais surtout le retour de l’étonnante The 100 après sa saison 1 enthousiasmante… Vous aurez remarqué que je ne suis guère le rythme de l’actualité et comme toujours vais surtout où l’envie me mène, par exemple vers Utopia ! Mauvaise pioche… Maintenant, on peut toujours compter sur les valeurs sûres, The Good Wife, Transparent qui n’aura pas eu besoin de beaucoup d’épisodes pour faire ses preuves, et une mini-série de David Simon, bref, de quoi trouver son compte.

The Good Wife 6×05

L’affaire du 6×05 n’était peut-être pas passionnante (et sa résolution peu inspirée), Tascioni maintient plus ou moins le navire à l’eau, mais le traitement était par moments trop gaguesque et pas toujours efficace. C’est sans doute le mot qui dit les problèmes de cet épisode : trop ! Le coup du virus était gros aussi, pour dire, mais heureusement sauvé par quelques détails fabuleux (la hotline !) et Diane évidemment. Notons tout de même une bonne scène finale !

 Utopia 1×01 – 1×02

Utopia entre dans la catégorie des séries que je vois vantées presque à l’unanimité sur ma timeline twitter, au point qu’il fallait bien que j’y jette un coup d’oeil quand même. Ça m’apprendra à faire confiance à ma timeline… une confusion à toute épreuve dans le pilot, un montage (?) perturbant-fouillis, des couleurs agressives, un effet de mise en scène dans le style comics qui rattrape un peu le reste, une intrigue conspirationniste mal ficelée (pour le moment, certes) et des personnages, bien que « forts », incroyablement antipathiques (et ça ne s’arrange pas dans le 2). Ajoutons à tout cela une bonne dose de violence dérangeante… Allez, adieu Utopia !

Te 100 2×01

Nous avons droit au renouvellement promis : nouvel environnement, redistribution des rôles, avec l’introduction d’une thématique légèrement déplacée en comparaison de la saison 1 : la vie en communauté mais cette fois ci, avec des adultes. Naturellement, le potentiel à explorer est suffisamment important (et d’ailleurs déjà entraperçu) et la série s’est déjà montrée ambitieuse en saison 1, pas de raison qu’elle ne s’en sorte pas. Bon, ce n’est pas parfait non plus et il faut bien se farcir des éléments cliché (le villain, les prétendus sauveurs…).

 Transparent saison 1

Jolie conclusion pour Transparent, qui aura toujours été un plaisir à regarder. Le sentiment de naturel et de la beauté des petits riens, et la série en dit toujours long en si peu ! Alors, bon, il faut subir Josh, c’est sûr… D’ailleurs, la série gagne tellement lorsqu’elle réunit toute la famille, les plus belles scènes sont celles des rassemblements, dîners, et les apartés ne semblent toujours exister que pour nous y faire revenir, jusqu’à ce petit événement explosif final – pas celui qu’on attendait dans le pilot, naturellement… Alors que le coming out de Maura s’est fait avec fluidité, au point que la série se permet de franches ellipses entre les épisodes, ce sont d’autres souvenirs qui sont venues former les enjeux familiaux de la série (la babysitter, l’argent, le mariage…) et une fois au bout du chemin, chacun doit assumer des responsabilités plus ou moins attendues… Bref, vivement la suite !

Generation Kill

Autre ambiance… Adaptation d’un livre de journaliste, Generation Kill est au plus près de la réalité de la guerre en Irak, alors forcément, c’est dur à regarder, c’est marquant, et il faut prendre son temps, mais ne pas trop tarder non plus entre chaque épisode. Pas grand chose à en dire, quoi qu’il en soit, si ce n’est qu’on y trouve autant de beauté que de violence quelle qu’elle soit.

La Review de la semaine [4]

The Affair. -©Showtime
The Affair. -©Showtime

The Good Wife 6×04

La saison 6 s’annonce dense, très dense… Comment composer entre la veine politique et la veine « purement » légale ? Pour le moment, la série tient le choc, mais difficile d’imaginer un tournant qui l’exposerait à sacrifier le légal, espérons que l’équilibre sera toujours de mise ! En conséquence, dans cet épisode, il faut passer par un cadre minimaliste pour contenir tout le programme de la suite, en l’occurrence par un huis-clos d’une vingtaine de minutes dans la salle à manger avec Alicia, Eli et wooh-new-character-whats-his-name. Le rythme est là, Alicia s’impose, quelques micro-twists font effet et la série reprend des artifices qui ont déjà fait leurs preuves. Notons également la reprise de la blague méta, dont on ne sait si elle se moque de Low Winter Sun, True Detective ou Hannibal, ou les trois à la fois, mais peu importe tant qu’on nous rappelle qu’Alicia est quand même un petit peu comme nous, qu’elle regarde des séries et déteste les spoilers.

The Leftovers 1×05

Un épisode violent, intense, et éprouvant. Cette première scène, que dire… Tout est brut, comme le silence des guilty remnants et comme le coup de sifflet devant le « sauveur », il était temps de s’intéresser à eux autrement que de loin. Alors que jusque là, la série était surtout faite de pas-grand-choses, ici, elle semble plutôt promettre une explosion imminente de la communauté, maintenue tant bien que mal dans ses apparences habituelles et rappelée à son traumatisme par les guilty remnants… Maintenant, on va patienter le temps de digérer cet épisode avant de lancer le prochain.

The Affair 1×01

Le cast de The Affair, rien que ça. Mais pas que. Et pourtant, sur le papier, c’était pas forcément bien parti : encore une vieille histoire d’adultère sur fond de « crise de la quarantaine », vu et revu, rarement bien inspiré, on a déjà donné, merci ! Mais finalement, le parti pris judicieux d’un double récit selon les deux points de vue des intéressé permet un recul qui nous place presque dans la position du policier qui interroge le couple. Naturellement, les deux histoires se rejoignent par moments, mais s’éloignent aussi, voire se contredisent par moments, ce qui évite l’ennui que peut générer ce type de structure narrative. Les enjeux de ces variations sont par ailleurs de plusieurs ordres : mémoire, arrangements involontaires, arrangements parfaitement volontaires, autrement dit mensonges… Le contexte de l’interrogatoire multiplie les possibilités et oblige à faire le tri, réfléchir, revenir en arrière et s’interroger soi-même. Sans compter que ce recul tend à insuffler de l’ironie critique dans l’histoire même, au moment où elle est racontée, dans la mesure par exemple où Noah force le trait pour se justifier et invente une figure de tentatrice… Maintenant, il semble que beaucoup, beaucoup de temps ait passé entre les deux lignes temporelles et pour être honnête, c’est presque trop et ça pourrait décourager, d’autant que la série se fait avare en révélations.

La Review de la semaine [3]

leftovers
The Leftovers. -©HBO

The Good Wife 6×03

Un nouvel épisode très réussi, qui fait preuve comme toujours de beaucoup d’inventivité. Le simulacre de tribunal dans l’église est amusant et intéressant, la série, certes piquante, ne fait pas non plus dans le lourd et trouve là l’opportunité de nous offrir une jolie scène entre mère et fille autour de la question religieuse. Pour ce qui est de la candidature d’Alicia, les craintes sont balayés semaine après semaine, la série ne s’embourbe pas et prend au contraire le temps de nous faire adhérer, comme Alicia, à cette idée-là jetée en fin de saison dernière comme une facilité saugrenue.

The Leftovers 1×04

Moins réussi que le précédent, pas forcément très fin, mais encore ponctué de scènes réellement fortes. Curieux sentiment de vide pour ne rien dire par moments, quand l’épisode 3 était d’une densité folle, porté qui plus est par un Eccleston fabuleux. Il faut dire qu’on ne s’intéresse pas à tout le monde finalement, et dans cet épisode, c’est encore Laurie qui accapare toute notre attention.

Borgen 2×01 2×02

C’est un plaisir de retrouver Borgen ! Les deux premiers épisodes sont prometteurs d’une saison complexe, qui ose se confronter à l’actualité et construire avec un rythme enlevé ses intrigues sur les manigances politiques… C’est très convaincant et les enjeux personnels qui ressurgissent confirment qu’une série politique n’est pas forcément froide ou cynique jusqu’au bout des ongles, yay.

La Review de la semaine [2]

Transparent
Transparent. -©amazon

 

Toujours là.

The Good Wife 6×02

Cette semaine était marquée, comme chaque semaine désormais, par un nouvel épisode de The Good Wife, The Good Wife le génie tranquille et facile. Un deuxième épisode plus réussi que le premiere, qui va d’un registre à l’autre, exploite le potentiel comique de Robyn, et impose définitivement l’identité de Florrick & Agos…. Jusque dans le travail du son ! Chez Florrick & Agos, ainsi qu’au tribunal, il n’y a pas de porte, plus de séparation, et à bien écouter, il n’y a jamais que chez LG qu’il n’y a pas un bruit de fond. Merci pour ce départ en grande pompe de Diane. Dommage que le discours enthousiaste et enthousiasmant « Florrick & Agos, cabinet avec des femmes et des personnes de couleur ! » n’ait pas été tant vérifié dans les faits jusque là, puisque le seul qu’on ait vu de temps en temps à l’écran, c’est Cary Second du nom. Mais peut-être que ça viendra avec le nouvel arrivant ?

 Transparent 1×02 à 1×05

Un peu déçue par les deux épisodes qui suivent l’excellent pilot, mais le quatrième rattrape l’affaire. Plus question des affres sexuelles ou des petits soucis de chacun, mais des vrais enjeux soulevés d’on ne sait où, qui soulèvent à leur tour des sentiments, des rires, et une histoire familiale. Dès qu’on réunit la troupe, ça fonctionne. Josh qui m’aura bien ennuyée dans les épisodes 2 et 3, trouve une intrigue plus intéressante dans cet épisode aussi.

 How To Get Away With Murder 1×02

Non. Alors que j’ai trouvé le pilot très plaisant, j’ai eu l’impression ici d’une mauvaise réplique, défauts grossis, au point que j’en ai revu mon avis sur le premier épisode. Je crois qu’il y a des limites aux invraisemblances, ou tout du moins qu’il faut compenser avec un rythme, des personnages, tout le reste, pour faire « comme si » et accepter de tels retournements de situation. Parce qu’autant une invraisemblance de fond, de situation, passe encore, mais quand elle fait l’enjeu d’un twist sur l’affaire du jour, forcément, ça ne passe plus ! Entre ça et le fait que le client soit une sorte de Colin Sweeney bis, convoquant de fait des questions éthiques amenées et balayées sans subtilité… Et par pitié, arrêtez de prendre les téléspectateurs pour des imbéciles, stop aux flashbacks qui rappellent des intrigues vues il y a une vingtaine de minutes… Quant aux personnages, l’écriture empêche pour le moment d’avoir de la sympathie pour qui que ce soit…

P’tit Quinquin 1×01

On comprendra que je ne suis pas allée plus loin que le premier épisode, endormie que j’étais après ce pilot certes soigné, mais à la fois ennuyant et déplaisant. Le choix d’interprètes amateurs, de même que le comique de la série d’une manière générale, nous met dans une drôle de position, nous téléspectateurs, comme si, pour rire, pour apprécier, il fallait être dans une posture d’observateur moqueur des personnages. Le décalage en lui-même et l’assemblage de comédie et intrigue policière auraient pu fonctionner, s’il avait été réellement efficace, mais après un épisode, on ne garde que le sentiment du vide, comme si rien n’existait vraiment là-dedans.

 À la semaine prochaine !

La Review de la semaine

How To Get Away With Murder. -©ABC
How To Get Away With Murder. -©ABC

C’est la rentrée des séries… Je vais m’efforcer de tenir une nouvelle rubrique qui rassemblera de très courts avis sur les épisodes vus de la semaine, ce sera bref, spontané et irrégulier !

The Good Wife 6×01

Sans surprise, la série revient en forme et sa proposition, pour cette entame de saison, est audacieuse et enthousiasmante. On s’est souvent plaints de voir Cary relégué à l’arrière-plan, sous-exploité, ou mal-exploité, c’est l’occasion de tenter autre chose et on espère que ça sera une aussi belle réussite que la saison 5 ! Le poids Bishop n’était pas loin de devenir un peu trop pesant, répété sans être jamais beaucoup plus prolongé dans l’intrigue, il va de soi qu’enfin tout va se jouer… Amen to that. En vrac : comme toujours, le pré-générique est formidable, le cast est formidable… Ah, l’amitié Finn et Alicia, oui, oui, oui !

Marvel Agents of Shield 2×01

Changement de ton pour Agents of Shield ! Des blessures, des morts, de la folie et de la tristesse, bref, la série passe un cap et étonne après sa première saison qui prenait le parti des gags et des répliques comiques. Maintenant si on pouvait se débarrasser de Ward… Alerte poids mort et forcing de ship avec Skye ! Autrement, dans l’ensemble, c’est classique, dans la lignée de la première saison hormis le changement de ton, avec un petit moment Agent Carter bienvenu, et on retrouve l’équipe avec un certain plaisir. On est quand même très loin de The Good Wife, très, très, très, très, très loin, mais en guise de divertissement simple et attachant, Agents of Shield fait encore l’affaire.

How To Get Away With Murder 1×01

Aaaaah un pilot. Mon indifférence aux séries de Shonda Rhimes n’aura pas empêché l’excitation devant les trailers de How to get away… et le pilot est d’une efficacité à toute épreuve. Rythmé, dense, intrigant, il parvient à captiver avec un dispositif « x months earlier » ô combien lassant. Alors certes, deux ou trois scènes flirtent avec le ridicule, et la mécanique qui vise à susciter l’admiration, encore une fois, pour le personnage de DeWitt, est tellement visible qu’on a du mal à y adhérer spontanément. À l’inverse, le groupe de jeunes dispose d’une présentation réussie, équilibrée, et solidement intégrée à l’intrigue : on apprend à les connaître à travers leurs idées pour le procès, et on se prend au jeu de l’intrigue future. Bref, on a envie de voir la suite !

The Good Wife, saison 5, épisode 22 (season finale)

The Good Wife -©CBS
The Good Wife -©CBS

Un season finale impressionnant de The Good Wife.

Alors même que cette saison est pleine d’épisodes fous, dont deux au moins événements, cette conclusion élève encore le niveau au point de faire du visionnage une expérience presque jubilatoire. Qu’est-ce qu’il reste à critiquer quand la moindre réplique, le moindre plan, absolument tout a du sens, dans une narration qui elle-même assure un rythme d’une folle intensité ? C’est dire aussi que la série, qui laissait à voir quelques perspectives en cette fin de saison, multiplie dans cet épisode les options et prend à revers le téléspectateur qui pouvait croire en telle ou telle proposition, jusqu’à cette conclusion franchement audacieuse, promesse d’une nouvelle avancée pour Alicia Florrick, aussi inattendue que cohérente avec l’écriture du personnage cette saison (c’est après tout une réponse plausible aux doutes sur son métier même). Quelque part, tout est allé si vite qu’on est presque frustré de voir déjà un tel bouleversement se profiler, quoi qu’il en soit, on verra s’il sera pris au sérieux.

On alterne également entre grands moments de comédie et d’émotion, qui reposent par exemple sur les habituelles trouvailles des scénaristes, comme cette simple idée de la caméra laissée allumée et toutes ses répercussions sur l’intrigue politique chez L&G, puis, par un formidable glissement, sur les relations entre Alicia et Cary. La série fait ses preuves une nouvelle fois dans l’écriture des conflits, celui central entre Alicia et Cary évoque avec ironie les disputes parentales et le malaise qui les accompagne, dans l’énergie de l’interprétation et la virulence des dialogues et la scène entre Canning et Diane, durant laquelle le premier révèle enfin son jeu et ses derniers atouts, fait enfin elle aussi forte impression. Il était bon enfin de faire intervenir chacun des personnages, d’y arriver sans perdre l’équilibre, et en exploitant leurs personnalités telles qu’on les reconnaît ; ainsi Robyn permet de désamorcer la tension d’une scène de réunion, Carey d’éclairer les opportunités de la caméra, Clarke d’apporter ce point de vue du bon élève, en somme, l’arrière-plan est tout aussi vivant que ce qui se passe sur le devant de la scène.

Avec une intrigue aussi dense, on pouvait s’attendre à ce que la vie privée soit évacuée du tableau, mais il n’en est rien, et l’épisode a la bonne idée de réunir les deux mères pour que l’absence d’Alicia ne s’en ressente pas trop. De la même façon, tout ce qui peut provoquer les émotions ne surgit que par allusions, de Will à l’ « empty nest »,  rien n’est complètement absent et ce finale tient évidemment compte des grands événements de cette saison.

Bref, un très grand épisode de The Good Wife pour conclure une superbe saison.

The Good Wife, saison 5, épisodes 20 et 21

The Good Wife. -©CBS
The Good Wife. -©CBS

Deux bons épisodes de The Goof Wife.

Le rythme est ces deux semaines plus lent, et l’affaire de Diane dans l’épisode 20 franchement prévisible ; néanmoins, c’est l’occasion d’offrir un break à Alicia et de continuer de poser les enjeux politiques. À l’approche de la fin de saison, ce n’est pas du tout l’excitation folle de certains épisodes (5×05…) à laquelle on nous prépare, mais curieusement, ce n’est pas désagréable tant le deuil de la protagoniste est bien écrit. Les dialogues brillants, l’alternance entre moments comiques et dramatiques, font du visionnage un vrai plaisir, de même que la relation entre Alicia et sa mère est toujours aussi soignée.

L’épisode 21 rappelle quant à lui toute l’intelligence de la série. Qu’il était malin d’utiliser les médias comme éléments comiques, a fortiori dans une série d’interviews toujours parfaitement amusants qui avaient par ailleurs le mérite de bousculer chacun des personnages, tout en faisant suivre l’idée de l’importance de l’image jusque dans l’intrigue politique. Le décalage de l’affaire politique vers l’état de la relation Alicia/Peter était convaincant et le point de vue d’Eli bien vu, toujours entre l’engagement professionnel et son affection personnelle. Pour ce qui est de la storyline judiciaire, la série opère une inversion de l’opposition habituelle entre Alicia et Canning, ô combien signifiante, puisque cette fois, c’est Alicia qui défend la grande compagnie, le client riche dont les discours sont rarement bien inspirés. La scène chez Florrick et Agos, durant laquelle il la range avec lui parmi les « 1% » est en elle-même révélatrice de ce que la série nous dit de sa protagoniste ses temps ici, tout comme la plupart de ses dialogues, elle semble mieux éclairer les doutes d’Alicia dans ses échanges avec les autres personnages, qui ne la reconnaissent plus, sans que ce soit pour autant un changement radical. Comme toujours, l’écriture de la protagoniste est incroyablement fine et c’en est réjouissant à suivre, surtout dans les circonstances spécifiques à cette saison.

Bref, deux épisodes intéressants, intelligents, sous leurs apparences plus calmes.

The Good Wife, saison 5, épisode 19

The Good Wife. -©CBS
The Good Wife. -©CBS

Un nouvel épisode réussi de The Good Wife.

Il est rare qu’un épisode qui convoque Colin Sweeney soit décevant, on pourrait croire qu’on finirait par se lasser, eh bien non ! Dès les remarquables dix premières minutes qui précèdent le générique, tout y est : une situation d’urgence, des contretemps qui se multiplient, convergent dans ces coups de téléphone, jusqu’à la révélation du crime. La précision du rythme des dialogues, du montage et du jeu de Julianna Margulies impressionnent toujours, quand la réalisation de Josh Charles est une excellente surprise ; dommage peut-être de ne pas avoir retrouvé la même énergie par la suite, et d’avoir osé aller jusque là dans sa conclusion. C’était peut-être un pas de trop ?

Le reste de l’épisode est solide, intéressant en ce qu’il fonde de nouveaux enjeux et confirme l’importance de Finn Polmar dans cette fin de saison. L’évolution de l’intrigue, étonnante, mais crédible, aurait peut-être gagné tout de même à être plus posée, développée, notamment pour ce qui concerne la décision de Peter ; de même que l’affaire marijuana semble en définitive un peu légère. Néanmoins, si son absence de conclusion est déstabilisante, elle donne lieu à une très bonne scène entre Alicia, Owen et Zach, et qui sait, peut-être y reviendra-t-on. Quelques très bons moments ponctuent encore l’épisode, les flashs de la fusillade au tribunal, et dans un registre plus comique, la discussion entre Peter et le procureur, dont toute la veine comique repose naturellement dans le silence très expressif d’Eli.

Bref, un épisode dense qui aurait pu ici et là prendre son temps davantage, mais qui est cohérent et encore prometteur pour la fin de saison.

The Good Wife, saison 5, épisode 18

The Good Wife. -©CBS
The Good Wife. -©CBS

Un nouvel épisode réussi de The Good Wife.

Le précédent était formidable, et encore très émouvant, celui-ci reprend une veine par moments plus comique et marque un pas dans le deuil de la protagoniste. D’un côté, l’affaire NSA est résolue d’une manière presque abrupte, la résolution par exemple pouvait être décevante, bien qu’amusante ; mais d’un autre côté, c’est plus satisfaisant de voir la série intégrer ses deux affaires (NSA – Finn) pour mieux parler du deuil d’Alicia. Alors qu’elle semblait renoncer, la voilà plus offensive que jamais, et efficace : c’est un véritable plaisir à suivre, d’autant que la série travaille très bien son rythme et le nouvel élan de la moitié d’épisode est très prenant. Par ailleurs, la rencontre de ces deux lignes qui jusque là ne s’étaient pas croisées (NSA – Florrick&Agos) n’a pas été négligée, le résultat nourrissait autant l’intensité que le sens comique, de même qu’il donnait l’occasion à ses personnages de briller (les coups de téléphone, de grands moments !).

Du côté de L/G, la situation s’avère prometteuse, la relation Kalinda/Diane est une excellente surprise, tandis que Canning hérite d’un traitement plus inattendu. Tout cela semble aussi bien proposer un nouveau départ que ménager encore le suspense autour de Canning (difficile de s’en empêcher)… Enfin, nul besoin de revenir sur le talent du cast, absolument tous à la hauteur de l’épreuve que leur impose l’intrigue.

Bref, un très bon épisode de The Good Wife.