The 100, saison 1, épisode 1 (pilot)

The 100.-©CW
The 100.-©CW

Un premier épisode surprenant de The 100 !

Pour un show sf sur la CW, The 100 prend un départ solide et étonnant. L’univers est installé, l’intrigue lancée rapidement sans être précipitée et les enjeux lourds ouvrent sur des perspectives réellement intéressantes pour la suite. La série n’établit aucun espace « safe » et la survie est aussi bien l’enjeu sur Terre que sur « Arc », cela donne à l’ensemble une vraie intensité par ailleurs bien soutenue par le rythme enlevé du pilot. The 100 semble même se jouer des écueils dans lesquels elle aurait pu tomber, en évacuant par exemple le manichéisme des personnages adultes comme adolescents d’un revers de main, au profit de questionnements qui ont du sens et une portée éthique : survivre/mériter de survivre, être prisonnier/libre, qui est le dominant sur Terre… De quoi prolonger une réflexion stimulante au-delà du pur survival, un bon point pour un show ciblé teen drama.

Parce qu’il faut évidemment passer par là, et c’est tout de suite un peu plus lourd : le triangle amoureux, les relations déjà écrites sous l’angle de la romance… Néanmoins, le prétexte des personnages mineurs n’est pas si mal vu, et les rapports de force tiennent aussi une part importante dans l’écriture des relations sur Terre. La série parvient à brosser le portrait d’une dizaine de personnages en quarante minutes, suscitant déjà l’attachement, et à de fait rendre plus fort encore le choc final : difficile de dire qu’on s’y attendait forcément, c’était après tout la meilleure façon de donner le ton et de bien rendre le sentiment de danger au moment précis où cela devenait « tranquille ».

Bref, un premier épisode qui mêle habilement teen drama, survival et sf, ménage tension et suspense et rend compte déjà de pistes prometteuses.

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Crisis, saison 1, épisode 1 (pilot)

Crisis. -© NBC
Crisis. -© NBC

Un premier épisode qui frôle le ridicule pour Crisis…

Promesse d’un show divertissant, d’action et de suspense, Crisis s’avère finalement sans grand intérêt dans ce pilot, tant l’exécution est brouillonne. Non seulement, c’est très mal raconté, mais en plus c’est mal filmé ; sans arrêt il manque des « ponts » entre les intrigues, la gestion du temps est déstabilisante, et évidemment on nous balance une entrée en flashforward… le complot lui-même peut-être encore engageant mais il aurait fallu s’investir un minimum auprès des personnages et se prendre au jeu de la paranoïa pour apprécier. C’est loin d’être le cas.

On enchaîne les plans et punchlines ridicules, les acteurs se contentent de faire le boulot, le rythme d’abord enlevé est rapidement cassé et on voit venir les twists de très loin… Et l’ensemble est parfois si fourre-tout, avec ses passages obligés qui sonnent particulièrement faux tant ils sont expédiés (les accusations des ados les uns vis-à-vis des autres), qu’on se prend à penser que peut-être, il aurait mieux valu centrer le pilot sur un pan uniquement dans un premier temps, quitte à élargir plus tard pour rendre l’étendue de la conspiration.

Bref, même pour Gillian Anderson, c’est non.

Broad City, pilot

Broad City. -© Comedy Central
Broad City. -© Comedy Central

Broad City, à l’origine une websérie, est une comédie de Ilana Glazer et Abbi Jacobson, sur la vie de deux jeunes amies à New York.

Il arrive qu’on se dise avant de la voir que telle série devrait nous plaire, et bien ce fut le cas pour celle-ci, et malheureusement le pilot m’a détrompée. Étrange indifférence devant un épisode d’une vingtaine de minutes, voire embarras devant des lines supposément drôles qui tombent à plat (est-ce un mauvais tempo ?) ou des scènes précisément de moments gênants qui peinent à transmettre autre chose que cette même gêne. Pourtant, l’interprétation est là, les références sympathiques… Mais sans énergie, sans charme, il est difficile d’avoir envie de s’investir dans ce pilot.

Bref, on espère une meilleure qualité pour la suite !

Transparent, saison 1, épisode 1 (pilot)

Transparent. - ©Amazon
Transparent. – ©Amazon

Un excellent pilot pour Transparent !

Créée par Jill Solloway pour Amazon, Transparent est une sorte de dramedie étonnante dont le charme, durant le pilot, agit progressivement jusqu’à totalement emporter l’adhésion. On ne s’y attend pas forcément dans les premières minutes, en entrant dans la vie de cette famille, frères et sœurs et le père réunis à l’occasion d’une invitation de ce dernier. Un vrai sentiment de naturel se dégage, grâce aux dialogues et à l’interprétation, à la réalisation très sobre et la bande-originale discrète, et présente avec justesse.

Sous ses dehors de drame familial simple, Transparent saisit à plusieurs reprises, jouant de son propos avec subtilité dans des superbes répliques pleines de force au milieu de légers badinages familiaux, en alternant ainsi entre ces non-dits et ces moments de sincérité dont on comprend qu’ils comptent pour les personnages. L’attachement est ainsi presque immédiat, du moins l’envie de suivre plus longtemps les personnages, a fortiori quand il est aussi fait jeu d’un certain suspense dramatique efficace ; on se sent comme accueilli parmi eux également grâce à cette ambiance calme et son rythme sans à coup. Il va enfin de soi qu’il est bon de proposer un tel enjeu pour le personnage de J. Tambor tant ces personnages sont sous-représentés dans la fiction.

Bref, un pilot déjà touchant, franchement enthousiasmant, coup de coeur immédiat ! Plus qu’à espérer que les votes soient positifs pour obtenir une suite !

Looking, saison 1, épisodes 1 (pilot) et 2

Looking. - HBO
Looking. – © HBO

Nouveauté HBO, Looking se penche sur la vie de ses trois protagonistes gays à San Francisco, Patrick, Augustin et Dom. Dans ses deux premiers épisodes, la série se laisse regarder mais ne capte pas vraiment l’attention.

Les présentations se font avec naturel, la bonne interprétation et les dialogues aidant, on saisit rapidement les caractères de chacun et la nature de leurs relations. Maintenant, après ces deux épisodes, le champ est très resserré autour des relations amoureuses, quand parfois on aimerait presque que les perspectives s’ouvrent davantage, mais cela viendra sans doute. C’est d’ailleurs l’amitié des trois personnages qui donne pour le moment son charme à la série, il semble à présent qu’il ne reste qu’à s’attacher à eux (après 2 épisodes, j’ai pour ma part plus envie de suivre Dom que l’agaçant-maladroit Patrick).

Dans l’ensemble, cela passe sans marquer, plaire, enthousiasmer, ou surprendre à vrai dire, c’est même un peu ennuyant, et parfois peu inspiré (l’ultime dialogue du deuxième épisode…) ; dommage en seulement deux épisodes, d’avoir déjà l’impression de pouvoir deviner l’évolution de chacun et ce qu’on veut bien nous dire de telle ou telle relation (l’engagement, l’ex dont on doit se détacher…).

Bref, deux premiers épisodes qui manquent encore d’un peu de je ne sais quoi, qui tendent à fermer les perspectives des personnages et n’arrivent à nous retenir que grâce à l’amitié qui les unit. Sans doute faut-il patienter pour voir si on s’attache ou non désormais.

 

True detective, saison 1, épisode 1 (pilot)

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True Detective. – © HBO

Un beau premier épisode pour True Detective.

Dans ce pilot d’une heure, on prend le temps d’aménager une ambiance et de présenter les personnages avec réussite. Le décor, la réalisation, le travail de la lumière, la mise en scène, ainsi que la bande originale minimaliste (à la manière de Hannibal, on a l’impression de quelques sons prolongés) font ainsi cette atmosphère sèche dans laquelle on nous plonge sans tarder ; c’est franchement maîtrisé et assez fascinant à regarder. Cela tient aussi à l’interprétation, le duo principal, sans beaucoup détonner des habituels couples d’enquêteurs, est très bien incarné, et les dialogues ciselés pour faire jouer les oppositions de caractère et du même coup brosser leurs portraits.

La narration et son parti d’une ellipse, d’un double ancrage temporel rend l’ensemble intrigant, c’est par ailleurs bien écrit dans ce pilot : le fil est clair, les informations nécessaires temps/lieu présentes, les enjeux vis-à-vis de l’enquête progressivement saisis. On verra par la suite si ce système maintiendra encore l’harmonie, aménageant son suspense dans trois temps différents (passé de première enquête, présent de l’affaire qui fait écho à la première, et comment on est passé de l’un à l’autre), et évitera ainsi l’ennui qui peut guetter compte tenu de la lenteur du rythme et de la longueur des épisodes.

Bref, pas grand chose à redire sur ce pilot, si ce n’est qu’on espère que la saison sera d’une même qualité.

Masters of Sex, saison 1, épisode 1 (pilot)

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Un premier épisode réussi pour la nouveauté de Showtime.

Il y avait de quoi nourrir des craintes pour un tel sujet, et finalement, elles auront été chassées rapidement à la vue du pilot. Le traitement est sobre, jamais racoleur, jouant de cet enjeu de porosité des frontières entre science-objectivité/sexe-intimité avec réussite, autant sur le plan plus personnel (la relation Virginia/Ethan) que sur le plan professionnel. Les deux perspectives auront ici réussi à poser de cette façon, avec subtilité, l’importance des recherches pour l’avenir dans un certain contexte social ; on sent d’ailleurs parfaitement qu’on est dans les années 50, quels sont les enjeux et quelles seront les conséquences possibles pour chacun, de quoi rendre la série intéressante sur la durée.

En ce qui concerne le pilot, c’est une réussite en soi. La narration est étonnamment fluide, grâce à un rythme qui s’accélère après une petite mise en place, l’exposition n’est jamais trop artificielle ou évidente, les personnages sont bien saisis, a priori complexes, les interactions prometteuses et l’interprétation impeccable… En vérité il n’y a pas grand chose à redire sur ce pilot si ce n’est qu’il place la barre haut pour la suite !

Bref, un premier épisode très plaisant et solide sur tous les plans.

The Crazy Ones, saison 1, épisode 1 (pilot)

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Un premier épisode en demi-teinte pour The Crazy Ones.

Le pilot, rythmé, doté de quelques scènes efficaces, n’est pas non plus un grand plaisir en soi : le personnage de Robin Williams s’avère d’abord agaçant, l’alchimie entre le père et la fille n’est pas franchement convaincante/évidente, les bons sentiments en nombre n’ont paradoxalement jamais que l’authenticité d’une pub pour McDo et génèrent naturellement de l’intrigue prévisible.

C’est curieusement le personnage de Zach qui s’en sort le mieux dans le pilot, son duo avec le protagoniste fonctionnant à merveille (notamment lors des scènes « chansons »), sa personnalité étant juste ce qu’il faut d’excentrique et non limitée comme celle de l’assistante simplement bête (et qui hérite de répliques foireuses jamais drôles).

Bref, et ce générique, vraiment !

Brooklyn Nine Nine, saison 1, épisode 1 (pilot)

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Un premier épisode plutôt encourageant pour Brooklyn Nine Nine.

Malgré les situations, on ne rit pas franchement devant ce pilot (quoique ça dépendra de chacun), et on peut même rapidement s’agacer du comportement de certains personnages, le protagoniste en tête. Mais sans être un  grand moment d’humour, ce pilot trouve son rythme animé et son potentiel, sa fraîcheur, dans l’originalité de son univers policier. Interprétation et réalisation suivent et s’avèrent de bonne qualité.

Bref, un premier épisode ni spécialement drôle, ni ennuyant, qui se laisse agréablement regarder.

Trophy Wife, saison 1, épisode 1 (pilot)

vlcsnap-2013-09-14-20h04m47s22Un bon premier épisode pour Trophy Wife.

La série propose une entrée en matière drôle et solide. C’est déjà parfaitement maîtrisé comme pilot : on suit le point de vue d’un personnage pour découvrir cette famille, la scène d’introduction, nécessaire à cette construction, est ni trop courte, ni trop longue, tandis que très vite, on situe les personnalités de chacun. C’est là sans doute le charme de l’épisode, et probablement de la série, qui brosse un nombre tout de même conséquent de portraits, des parents aux enfants, en parvenant à poser déjà le potentiel de l’évolution des intrigues et relations et la forte personnalité de tous les personnages. On attend maintenant que celles-ci soient moins stéréotypées.

Tout s’imbrique bien, provoque le rire par moments, jouant des situations banales avec le bon tempo, multipliant également les petits moments d’humour : les hamsters, la rencontre avec la prof, le gosse qui fait du chantage… L’interprétation, certes inégale, est généralement convaincante et fait passer le comique sans difficulté.

Bref, rien d’exceptionnel à première vue, mais un bon moment.