Iron Man 3

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Le troisième volet d’Iron Man, sans être du (mauvais) niveau du deuxième, est en grande partie décevant. S’il est globalement efficace, doté d’un rythme enlevé et de quelques séquences d’action suffisamment longues (et parfois impressionnantes), le film manque de consistance, d’une intrigue plus solide ou du moins plus « forte », et d’un peu plus de profondeur quand il semble vouloir se confronter à son personnage. L’envie est là, mais gérée avec une espèce de désinvolture superficielle, jusqu’à prendre à la rigolade les principaux signes de « faiblesse » de son héros, les crises d’angoisse, et à jouer de symboles ô combien subtils (l’armure traînée derrière soi…). Dommage, car il y a au fond quelques bonnes idées, dont la multitude d’armures et l’attachement à l’une ou à l’autre. Et on a pu aussi apprécier le duo formé une fois avec « WarMachine » et une autre fois avec Pepper Potts, et même avec l’enfant ; tandis que l’interprétation de R. Downey Jr assure encore le charisme de son Iron Man et permet à plusieurs reprises de favoriser l’empathie du spectateur. Pour ce qui est des ennemis du jour, les partis pris sont discutables, mais pas inintéressants : notamment la dés-iconisation de la figure du terroriste. Malheureusement, tout se noie dans un humour lourd et systématique, dont on ne retient qu’une ou deux répliques, au milieu d’un océan de gags sans intérêt. Il suffirait, quand on y pense, de prendre l’humour plus au sérieux pour l’exploiter de façon à dire quelque chose des personnages, et cela ferait déjà une grosse différence et permettrait de composer avec les « contraintes » du blockbuster à la Marvel. Bref, un film qui a le mérite d’être divertissant, mais qu’on oublie dès qu’on sort de la salle.