Doctor Who, saison 8, épisode 1

Doctor Who. -©BBC
Doctor Who. -©BBC

Un retour passable pour Doctor Who.

L’arrivée d’un nouveau Docteur enthousiasme naturellement, encore faut-il que l’épisode soit à la hauteur. On se souvient des premières minutes du précédent, une petite performance de comédie insolite et rythmée, bien éloignées du quart d’heure d’introduction de ce season premiere qui semble jouer le jeu avec autant de joie que le dinosaure abandonné dans Londres. Pour l’humour, le grain de folie, on repassera, et pire, on devra subir des répliques inspirées comme « oi, big, sexy woman ! » adressé à un dinosaure. Par ailleurs, l’épisode d’une heure-quinze aurait pu être considérablement raccourci, compte tenu de ses longueurs et de son rythme peu enlevé, faute à, entre autres, une intrigue elle-même en deçà des attentes.

Les ennemis ne disposent guère d’une caractérisation intéressante, et la structure globale, convenue et avare en rebondissements, empêche d’être pris dans l’histoire déjà faible. Il va de soi que dans un épisode qui signe l’arrivée d’un « nouveau » Docteur, c’est lui qui doit compter, et le récit s’attache principalement à le cerner, en le faisant évoluer d’une sorte de anti-héros égoïste qui pourrait abandonner son companion au sauveur envers et contre tout qu’il est encore – mais plus sombre, avec des zones d’ombre bienvenues – seulement il aurait fallu que le reste suive.

Capaldi endosse toutefois son rôle avec une facilité déconcertante, interprète de talent, il insuffle à son Docteur charisme, noirceur, et une pincée de maladresse, qui suffisent à nous convaincre de revenir. Reste à espérer que l’alchimie sera là entre les deux protagonistes et que Clara sera plus approfondie, puisqu’elle semble encore malheureusement réduite à peu de choses dans ce premiere (pour exemple, ce choix de l’angle « boyfriend » pour aborder les débuts de sa relation avec Twelve).

Bref, un épisode qui pâtit de son intrigue peu prenante mais regagne en intérêt grâce à Capaldi.

 

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Doctor Who, saison 7, épisode 13

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Un finale qui s’en sort grâce à quelques passages touchants.

La présence de River, Vastra, Jenny et Strax donne à l’épisode son petit charme, tandis que même Clara, enfin, se met à exister dans une scène d’adieu émouvante. Maintenant, tout est rassemblé sans qu’on saisisse toujours bien la cohérence et le lien des intrigues, cela donne l’impression d’un raccommodage express qu’on acceptera dans la mesure où on est surtout satisfait d’être arrivé au bout de cette saison.

Peut-être doit-on saluer cette absence de bad guy au profit d’une intrigue plus intimiste et miroir, mais l’intensité en pâtit sans que l’émotion ne vienne relayer avec autant de force que dans d’autres saisons : on ne croit pas trop au danger, et on vibre en définitive plus pour le trio de personnages secondaires que pour le Docteur et Clara.

Bref, un finale en demi-teinte.

Doctor Who, saison 7, épisode 12

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Un épisode relativement ennuyant de Doctor Who.

Alors que Neil Gaiman avait pondu un épisode touchant et intéressant la dernière fois, il se met ici au niveau de cette saison : des personnages vains qui s’agitent et une intrigue qui nous laisse sur le côté. Il n’y a ni humour, ni émotion qui soient véritablement efficaces, on ne suit que d’un œil, on doit même subir une caricature d’adolescente, des dialogues Doctor vs Cyberman peu inspirés, et au moins une scène ridicule (le cyberman éclair).

Reste peut-être dans l’idée, l’opposition entre le vieux et l’hyper-technologique, ainsi que ce personnage d’empereur, encore que dans le premier cas, c’est reprendre un motif du précédent épisode de Gaiman avec moins de réussite.

Bref, rien d’extraordinaire et on est surtout content d’arriver à la fin de la saison !

Doctor Who, saison 7, épisode 11

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Un épisode d’une ambition bien faible.

Après avoir laissé la série de côté pendant un long moment, cette saison 7 s’avérant décourageante, je reprends le visionnage pour être à jour avant la diffusion de l’épisode d’anniversaire. Eh bien, ce n’est toujours pas ça ! Dans cet épisode, qui propose d’explorer le Tardis jusqu’en son coeur, on est déçu qu’il n’y ait finalement pas beaucoup d’intensité, faute principalement à la résolution qu’on sent venir dès lors que les morts sont traitées avec une désinvolture telle que tous les moments d’émotion des personnages secondaires sont ennuyants.

On raccroche par ailleurs les « questions » de cette saison dans un final d’une façon franchement artificielle sans faire beaucoup plus que les raccrocher. Quant à l’intrigue de l’épisode, étonnamment, il y avait de quoi faire, qu’on soit d’accord ou non avec ce parti pris d’explorer le Tardis, seulement ce n’est pas non plus convaincant… soit on aurait misé, comme on l’a déjà fait, sur l’émotion, l’âme du Tardis (on le fait de loin), soit on aurait exploré le vaisseau avec imagination, mais devant l’épisode, on n’est guère embarqué et on doit se contenter de barres de fer qui entravent les couloirs… Et malheureusement, la réalisation ne rattrape pas le reste, les effets se résumant à une accumulation de flous gênant la lisibilité et d’un sens obscur.

Bref, un épisode peu enthousiasmant de Doctor Who.

Doctor Who, saison 7, épisode 7

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Un épisode à la fois peu prenant et très émouvant sur ses dix dernières minutes.

Étrange sentiment après avoir terminé cet épisode. L’intrigue d’abord, est relativement simple : trois lieux visités seulement, un personnage enfant à sauver, rebondissements réduits au minimum… Tant et si bien qu’on s’en désintéresse un peu, n’y trouvant pas le piquant de l’aventure habituel. Et pourtant, au détour d’une dizaine de minutes superbes, l’épisode émeut et résonne tout à coup avec la série entière.

Le monologue remarquable, n’étant pas une énième variation de la fameuse adresse à l’ennemi, plein d’émotion, interprété par un Matt Smith magistral, est ainsi le point d’orgue de l’épisode comme résolution très whovian, sacrifice combiné à une pensée poétique simple et touchante.

Il faut aussi saluer l’écriture du nouveau duo formé par Eleven et Clara dans cet épisode : le personnage a ce côté débrouillard qu’on aime retrouver chez les compagnons du Docteur, et c’est bien lui qui vient au secours d’Eleven et lui apporte finalement ce qu’il ne pouvait offrir lui-même.

Bref, un épisode qui se laisse suivre pendant une trentaine de minutes mais s’avère en définitive touchant et intéressant.