Dexter, saison 8, épisode 12 (series finale)

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Un finale désastreux.

Nous y voilà. 8 années plus tard. Sans le frisson des premières saisons. Regrettant presque d’avoir tenu jusque là. Pour clore la série, et cette saison médiocre, Dexter prend le parti, sans la moindre surprise, d’une issue sombre. Mais le pire est évidemment concentré dans la dernière minute, si bien qu’on est pris d’un rire gênant quand l’épisode maintient un ton uniformément dramatique.

Pour le reste, si on passe l’exécution ridicule (la tempête, la mort de Daniel, Deb jetée à la mer, les flashbacks, les clins d’oeils…), il pouvait y avoir au moins une certaine cohérence dans l’idée : le duo fonctionnant plus dans les derniers temps, la mort de Deb entraînait celle de Dex. On soutiendra au moins que la série n’avance pas non plus une sortie optimiste qui aurait complaisamment légitimé le comportement du personnage principal, et lui préfère… quoi exactement ? une sorte d’auto-condamnation mystique ? La solitude et le travail et la barbe au lieu d’Argentina, Harrison, Hanna ? (et dans ce cas, est-ce une reconnaissance ultime de ses horreurs ou bien une acceptation, propre à l’écriture de beaucoup de figures héroïques ?) En vérité, l’ambiguïté est gênante dans l’évolution de l’épisode : la mort de Debra est « causée » par le non-meurtre de Daniel, faut-il y voir une justification par les sentiments des actions de Dexter ? Quant à la mort de Deb, qui passe par l’euthanasie, elle semble se vivre comme une « résolution », Deb finalement victime après avoir tué, apaisée en même temps, délivrée de son frère (?)… Puis cette scène dans laquelle il admet être responsable, immédiatement repris par une Deb souriante, pourtant près de la mort, qui est passée par l’alcool, la drogue, a été utilisée, manipulée par Dexter… On nous dirige dans ce finale, sans subtilité ni questionnement, vers des destinations bien éloignées de nos propres espoirs et de nos réactions (dur de vivre ainsi la mort de Debra, personnage qui, s’il a été maltraité ces derniers temps, est naturellement le plus attachant de la série).

La scène du commissariat et l’acceptation du meurtre par les collègues, elles, repoussaient déjà les limites : à peu de choses près, si la série avait continué, Dexter aurait pu devenir le serial killer officiel du commissariat !

Bref, dur à digérer, une conclusion sans miracle.

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Dexter, saison 8, épisode 11

vlcsnap-2013-09-23-20h39m16s168Un épisode plan-plan de plus.

La fin est proche et pourtant, Dexter continue de flirter avec le ridicule, parfois assumé semble-t-il lorsqu’elle ose même pointer l’incompétence de ces enquêteurs. Une narration simple et parfaitement attendue qui mise sur le « tout-va-bien > twist catastrophe » ne captera encore une fois jamais vraiment notre attention et on se contentera d’apprécier, comme toujours, le petit moment confession qui précède le meurtre. En l’occurrence, Dexter réalise n’avoir plus ce besoin de tuer, être guéri.

C’est après tout bien une proposition de fin, pas forcément inintéressante en ce qu’elle se focalise sur son personnage et non sur l’action (à savoir, par exemple, son emprisonnement), et est bien liée à l’évolution de cette saison, tout en étant marquée le plus officiellement possible lors du meurtre rituel du villain de la saison. Néanmoins, dans l’ensemble, il faut vraiment tenir le coup pour se concentrer tant tout est lent, souligné, nostalgique mais vain d’émotion comme c’est artificiel, voire carrément à la limite du cartoon lors de l’attaque de Debra (tout, la réal, la musique…)…

Bref, aucune tension, une ou deux idées.

Dexter, saison 8, épisode 10

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Et encore un épisode peu inspiré pour Dexter.

Sans surprise et sans le moindre souffle, cet épisode en est aussi soporifique que les précédents. Malgré un tueur avec une certaine présence, on ne peut, à la fin, que déplorer l’incroyable gâchis qu’aura été Evelyn Vogel cette saison en ce qui concerne l’intrigue principale. Quant au reste… purement anecdotique, de la séparation Jamie/Quinn à la fille de Masuka (le pire du pire ?)…

 Seul ce qui concerne de plus près Dexter, compte tenu de la conclusion en forme de dilemme (sans la tension), prend vraiment forme et sens en proposant une certaine direction, autant comme perspective de sortie (Argentina… on insiste sans grande subtilité pour mieux chasser l’idée sans doute), qu’enjeu dramatique (vengeance, faux duel entre frères-doubles, comme une redite déguisée de la saison 1). La menace ‘policière’ qui pèse sur Dexter n’en est finalement pas une, un biais qui confirme le manque d’audace de la série et qui retire en conséquence toute intensité : la figure du détective, on l’a vue plusieurs fois et à force, on a l’impression que les scénaristes ne se fatiguent même pas à lui donner un peu de présence, charisme, ou quoi que ce soit qui le sorte de son rôle-coquille vide (sans parler du coup de la chute de Harrison).

Bref, l’ennui.

Dexter, saison 8, épisode 9

vlcsnap-2013-09-11-14h33m55s30Un épisode qui ne rattrape guère les précédents.

On décroche de cette saison à mesure même que la fin approche, c’est d’autant plus navrant que rien, à tout moment, ne donne l’impression d’arriver à une « conclusion » : ni excitation, tension, rythme, intrigue forte, etc. Les twists ne font pas d’effet, à l’image de la conclusion qui ne provoque au mieux qu’un rire agacé, sans surprise, la narration nous emmène toujours là où s’attend à être et échoue presque systématiquement à jouer d’un tempo propre à rendre ses « moments » efficaces. On doit alors se contenter d’être satisfait que l’intrigue progresse.

C’est paresseux, comme inachevé, une sorte de déroulé d’actions sans conviction, qui propose toutefois enfin une piste vers laquelle s’engager pour le finale : la fuite possible, en famille, de Dex, Harrison et Hanna, et un retour aux sources pour Deb. C’est au moins donner un peu de consistance et d’enjeu à ces derniers épisodes, permettant de nous investir auprès d’eux un minimum et de donner du poids aux différentes storylines en les articulant de nouveau en relation les unes aux autres.

Bref, un épisode qui se regarde avec ennui.

Dexter, saison 8, épisode 8

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Un épisode meilleur que le précédent, mais loin encore de donner l’impression d’être si près de la fin de la série.

Il faut dire que la reprise des codes de comédies romantique, mais sans véritable distance parodique quelle qu’elle soit, n’aide pas : l’intrigue n’en est que plus prévisible et les tentatives d’humour pathétiques, si bien qu’on se rattache péniblement au couple Hannah-Dex qui a au moins l’avantage d’être touchant et convaincant. En ce qui concerne l’évolution des intrigues de la saison, fausse surprise avec le retour du serial killer qu’on croyait éliminé, il est vrai que le faire réapparaître permet au moins de mieux défendre cette storyline de début de saison, maintenant, c’est ce qui introduit aussi une nouvelle dose de suspense et invite aux hypothèses (même si à part Vogel, dur de trouver autre suspect potentiel dans la galerie de personnages secondaires).

On peut saluer l’évolution de Debra également, sur le point de revenir case-départ et de réendosser l’uniforme, en oubliant la faiblesse de l’écriture du personnage aux moments les plus limites, on tient finalement là de quoi redonner du souffle à la série en redisposant ses protagonistes dans leurs situations les plus familières certes, mais aussi les plus efficaces en termes d’influence sur les enjeux globaux. Parce que dans cet épisode, difficile de trouver un quelconque intérêt à ce qui se passe au commissariat, et la fille de Masuka reste encore et toujours le summum du ridicule, à moins que ce soit (eh bien oui rigolons) elle le brain surgeon. Dans tous les cas, il serait temps que les différentes pistes de cette saison aient un minimum d’impact sur Dexter (c’est le cas, certes, mais ni plus ni moins que ce qu’on a déjà vu à un moment ou à un autre durant les 7 saisons précédentes) et que la narration prenne sens puisqu’on a encore du mal à suivre.

Bref, un épisode décevant.

Dexter, saison 8, épisode 7

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Un épisode qui laisse dubitatif.

Le retour d’Hannah aurait pu présager du bon pour cette saison, Dexter convoquant rarement ses personnages tueurs des autres saisons : mais ici, on ne saisit pas vraiment ce que la série veut bien nous dire, à part rejouer la saison 7. Quoi d’autre ? On retrouve le triangle « amoureux », une Debra spectatrice jalouse, un Dexter encore épris, quand bien même le duo avait parfois son charme, pour le moment, on ne peut que s’ennuyer de cette nouvelle intrigue. Il faut dire aussi que la série aura rarement été aussi soap et improbable à la fois, l’évasion d’Hannah, mariée maintenant à un millionnaire, la voisine encore sous le charme mais fiancée, le patron de Debra, Quinn qui emménage avec Jamie, et la fille de Masuka… La série semble ne même plus faire l’effort de soutenir un minimum ses intrigues et le manque d’inspiration en devient presque choquant.

On ne commentera par le point seins nus de l’épisode, parfaitement inutile et particulièrement gênant. Finalement, on ne s’accroche tant bien que mal qu’à la relation Zach/Dexter, malgré le jeu parfois faiblard du plus jeune, puisque c’est sans doute à ce stade ce qu’il reste de moins prévisible et qui tient en même temps la route dans ses intentions. Dex doit gérer son ado en crise et s’y emploie manifestement très mal, répétant les erreurs du père de Zach en lui accordant une attention toute relative. On suit, au moins, en dépit du bazar de storylines qui s’accumulent sans qu’on sache plus vraiment à laquelle se raccrocher : Vogel devient purement anecdotique quand elle était le point fort des premiers épisodes, Hannah revenue…

Bref, un épisode encore une fois sans rythme et qui nous laisse confus devant l’évolution de cette saison.

Dexter, saison 8, épisode 6

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Un épisode d’un ennui impressionnant cette semaine pour Dexter.

Comment admettre que cette saison est la dernière après cet épisode sans la moindre tension, plein de digressions détachées et sans intérêt en marge d’une intrigue principale qui elle-même semble perdre encore plus de chair que jamais ? On se rattache dès lors à bien peu : la storyline avec Harrison et la question du mensonge, Zach et le cliffhanger en tête, et naturellement bien moins à Masuka-père. Mais on ne s’en satisfait guère pour autant, compte tenu du déjà vu de ces intrigues, notamment celle de Zach, redite, sans nouveauté de traitement pour le moment.

On ne commentera pas les facilités qui voudraient introduire de la tension et ne font que ridiculiser telle ou telle scène, en premier lieu, Zach qui s’effondre juste avant que Quinn ne s’adresse à Dex. Et dans l’ensemble, rythme lent, intrigue déjà vue ou inintéressante, absence totale d’intensité, de menace pesant sur Dexter, romances vides, Vogel improbable, certainement le pire épisode de la saison.

Bref, rien à retenir.

Dexter, saison 8, épisode 5

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Un épisode peu prenant de Dexter.

Avec l’événement de fin d’épisode de la semaine dernière, la série bousculait ses personnages jusqu’au point limite de la relation Dex-Deb, mais les conséquences, ici traitées, ne donnent lieu qu’à une accumulations de facilités précipitées pour une résolution qui reprend les ambitions de la saison 7 : réunir Dexter et Debra pour mettre en place cette famille de tueur. Si on pouvait encore croire et adhérer aux choix d’écriture du personnage de Deb dans les premiers temps de cette saison, on accepte difficilement cette régression, qu’on espère encore être un double-jeu, tant la psychologie est d’un incohérent et d’un artificiel à toute épreuve. Tout ne semble écrit que dans le but de, vers un plan, une idée, certes intéressante (famille de tueur), mais on aurait aimé que nos attentes soient détournées ou qu’au moins, le chemin emprunté soit plus crédible et approfondi. Il faut dire aussi que pour une dernière saison, la série laisse sur sa faim, à boucler aussi vite les pistes dont la tension aurait pu re-dynamiser les derniers épisodes ; au lieu d’approcher une potentielle arrestation de Dexter, via le personnage de Debra pour attiser autant l’émotion que l’intensité, elle préfère pour le moment qu’ils voguent tranquilles comme une nouvelle famille. Le parti pris n’est pas en soi ridicule, mais il aurait fallu pour le supporter tout ce que la série maîtrise bien moins que la basique chasse à l’homme, de la finesse, de la psychologie subtile, de la lenteur sans ennui, etc.

Maintenant, les enjeux en marge qui avaient une résonance avec cette tension principale trop vite évacuée (Deb bascule à nouveau vers les forces de l’ordre, vers Quinn, avoue, etc ?) ne sont plus que des apartés dont les répercussions ne concernent que les individus en question : Quinn et son ambition de devenir sergent (avec l’aspect politique), Masuka et sa fille. Ce n’est pas pour autant mal fichu, mais on s’ennuie dès lors que c’est juste « à côté ». L’enquête est quant à elle reportée, laissant de côté tout suspense pour souligner (surligner) les intrigues « politiques ».

C. Rampling assure enfin la part la plus intense de l’épisode, le serial killer de la saison  ne servant qu’à former le trio Dex-Deb-Vogel, la storyline de l’enlèvement se charge d’une force dramatique plus prenante, par exemple réussie dans la scène où elle s’adresse à la fois à Yates et Dex par le biais du téléphone caché.

Bref, on ne regarde l’épisode que d’un oeil et on s’inquiète à nouveau des perspectives de la fin de série.

Dexter, saison 8, épisode 4

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Un épisode dans l’ensemble assez ennuyant.

Pendant les trois quarts de l’épisode, on doit subir une fois de plus ce rythme lent et cette succession de scènes, avec naturellement les premières storylines de remplissage en marge de ce qui compte : l’enquête et la relation Deb/Dex. Rien de plus inintéressant que l’affaire qui occupe Baptista et les autres, et ne parlons pas du ridicule de l’arrivée de la fille de Masuka. Il est bon de donner un peu de profondeur aux personnages secondaires, mais si c’est de manière complètement détachée du reste, sans répercussion, sans conséquence, juste pour prendre un peu de temps, cela ne servira qu’à nous ennuyer un peu plus.

Pour  ce qui est du trio Deb/Vogel/Dex, il a son intérêt pour ce qu’il provoque en fin d’épisode, mais tout va très vite et il est évident qu’on ne croit pas aux manipulations de Vogel désormais. Il reste bien vu de précipiter le rejet de Deb alors qu’il a fallu à Dex plusieurs jours pour prendre conscience de l’influence de la neuropsy ; tandis que la conclusion de l’épisode lui donne finalement raison : de ce côté, la construction de l’épisode a au moins une ligne directrice claire, et Deb est suffisamment au fond du trou pour qu’on accepte cette scène « choc ». On accepte, mais on n’est jamais bien convaincu non plus, ou au moins « excité », « embarqué » par l’épisode, tant tout est prémâché, expliqué, rebattu… Et même les commentaires de Vogel sur la personnalité de Dex et sa relation à Deb donnent l’impression d’un condensé en blablaterie de ce qui reste le plus intéressant de la série précisément parce que cela n’a jamais été vraiment explicité de façon fixe.

L’affaire du tueur en série de la saison trouve ici un développement en révélant l’identité (?) du tueur, un ancien patient, malheureusement sans charisme et qui affaiblit dès lors considérablement notre intérêt.

Bref, un épisode assez lourd.

Dexter, saison 8, épisode 3

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Un épisode longuet cette semaine pour Dexter.

Il est vrai que les trente premières minutes se contentent d’un rythme lent sans le moindre souffle avec des intrigues qui s’oublient à l’instant même où on les voit, jusqu’à ouvrir finalement sur dix minutes efficaces : Debra ivre (pas très convaincante par ailleurs) qui s’apprête à se rendre. L’évolution est crédible, de même que la scène de l’aveu à Quinn est tendue et émouvante à la fois, même si naturellement l’ivresse et les sentiments forment la parfaite excuse pour éviter à Quinn de prendre au sérieux la confession. On espère toutefois que cela ne sera pas oublié.

Pour le reste, le trio Deb-Dex-Vogel s’annonce prometteur au vu des enjeux : Vogel d’une part, semble déjà jouer de manipulations avec son Dexter, qui toujours pas bien fin se laisse vite prendre au piège comme à chaque fois que quelqu’un sait son secret. Si les manipulations ne sont pas subtiles et fascinantes, les motivations et l’évolution sont moins prévisibles que d’ordinaire pour la série et on se laisse prendre au jeu du suspense. Pour le moment, les intrigues sont traitées dans tous les cas avec un certain équilibre, celle du serial killer ne prenant pas le pas sur la relation Deb-Dex et Vogel restant elle-même au cœur de l’intrigue.

Bref, un épisode qui séduit dans son dernier temps malgré l’ennui.