La Review de la semaine [3]

leftovers
The Leftovers. -©HBO

The Good Wife 6×03

Un nouvel épisode très réussi, qui fait preuve comme toujours de beaucoup d’inventivité. Le simulacre de tribunal dans l’église est amusant et intéressant, la série, certes piquante, ne fait pas non plus dans le lourd et trouve là l’opportunité de nous offrir une jolie scène entre mère et fille autour de la question religieuse. Pour ce qui est de la candidature d’Alicia, les craintes sont balayés semaine après semaine, la série ne s’embourbe pas et prend au contraire le temps de nous faire adhérer, comme Alicia, à cette idée-là jetée en fin de saison dernière comme une facilité saugrenue.

The Leftovers 1×04

Moins réussi que le précédent, pas forcément très fin, mais encore ponctué de scènes réellement fortes. Curieux sentiment de vide pour ne rien dire par moments, quand l’épisode 3 était d’une densité folle, porté qui plus est par un Eccleston fabuleux. Il faut dire qu’on ne s’intéresse pas à tout le monde finalement, et dans cet épisode, c’est encore Laurie qui accapare toute notre attention.

Borgen 2×01 2×02

C’est un plaisir de retrouver Borgen ! Les deux premiers épisodes sont prometteurs d’une saison complexe, qui ose se confronter à l’actualité et construire avec un rythme enlevé ses intrigues sur les manigances politiques… C’est très convaincant et les enjeux personnels qui ressurgissent confirment qu’une série politique n’est pas forcément froide ou cynique jusqu’au bout des ongles, yay.

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La Review de la semaine [2]

Transparent
Transparent. -©amazon

 

Toujours là.

The Good Wife 6×02

Cette semaine était marquée, comme chaque semaine désormais, par un nouvel épisode de The Good Wife, The Good Wife le génie tranquille et facile. Un deuxième épisode plus réussi que le premiere, qui va d’un registre à l’autre, exploite le potentiel comique de Robyn, et impose définitivement l’identité de Florrick & Agos…. Jusque dans le travail du son ! Chez Florrick & Agos, ainsi qu’au tribunal, il n’y a pas de porte, plus de séparation, et à bien écouter, il n’y a jamais que chez LG qu’il n’y a pas un bruit de fond. Merci pour ce départ en grande pompe de Diane. Dommage que le discours enthousiaste et enthousiasmant « Florrick & Agos, cabinet avec des femmes et des personnes de couleur ! » n’ait pas été tant vérifié dans les faits jusque là, puisque le seul qu’on ait vu de temps en temps à l’écran, c’est Cary Second du nom. Mais peut-être que ça viendra avec le nouvel arrivant ?

 Transparent 1×02 à 1×05

Un peu déçue par les deux épisodes qui suivent l’excellent pilot, mais le quatrième rattrape l’affaire. Plus question des affres sexuelles ou des petits soucis de chacun, mais des vrais enjeux soulevés d’on ne sait où, qui soulèvent à leur tour des sentiments, des rires, et une histoire familiale. Dès qu’on réunit la troupe, ça fonctionne. Josh qui m’aura bien ennuyée dans les épisodes 2 et 3, trouve une intrigue plus intéressante dans cet épisode aussi.

 How To Get Away With Murder 1×02

Non. Alors que j’ai trouvé le pilot très plaisant, j’ai eu l’impression ici d’une mauvaise réplique, défauts grossis, au point que j’en ai revu mon avis sur le premier épisode. Je crois qu’il y a des limites aux invraisemblances, ou tout du moins qu’il faut compenser avec un rythme, des personnages, tout le reste, pour faire « comme si » et accepter de tels retournements de situation. Parce qu’autant une invraisemblance de fond, de situation, passe encore, mais quand elle fait l’enjeu d’un twist sur l’affaire du jour, forcément, ça ne passe plus ! Entre ça et le fait que le client soit une sorte de Colin Sweeney bis, convoquant de fait des questions éthiques amenées et balayées sans subtilité… Et par pitié, arrêtez de prendre les téléspectateurs pour des imbéciles, stop aux flashbacks qui rappellent des intrigues vues il y a une vingtaine de minutes… Quant aux personnages, l’écriture empêche pour le moment d’avoir de la sympathie pour qui que ce soit…

P’tit Quinquin 1×01

On comprendra que je ne suis pas allée plus loin que le premier épisode, endormie que j’étais après ce pilot certes soigné, mais à la fois ennuyant et déplaisant. Le choix d’interprètes amateurs, de même que le comique de la série d’une manière générale, nous met dans une drôle de position, nous téléspectateurs, comme si, pour rire, pour apprécier, il fallait être dans une posture d’observateur moqueur des personnages. Le décalage en lui-même et l’assemblage de comédie et intrigue policière auraient pu fonctionner, s’il avait été réellement efficace, mais après un épisode, on ne garde que le sentiment du vide, comme si rien n’existait vraiment là-dedans.

 À la semaine prochaine !

La Review de la semaine

How To Get Away With Murder. -©ABC
How To Get Away With Murder. -©ABC

C’est la rentrée des séries… Je vais m’efforcer de tenir une nouvelle rubrique qui rassemblera de très courts avis sur les épisodes vus de la semaine, ce sera bref, spontané et irrégulier !

The Good Wife 6×01

Sans surprise, la série revient en forme et sa proposition, pour cette entame de saison, est audacieuse et enthousiasmante. On s’est souvent plaints de voir Cary relégué à l’arrière-plan, sous-exploité, ou mal-exploité, c’est l’occasion de tenter autre chose et on espère que ça sera une aussi belle réussite que la saison 5 ! Le poids Bishop n’était pas loin de devenir un peu trop pesant, répété sans être jamais beaucoup plus prolongé dans l’intrigue, il va de soi qu’enfin tout va se jouer… Amen to that. En vrac : comme toujours, le pré-générique est formidable, le cast est formidable… Ah, l’amitié Finn et Alicia, oui, oui, oui !

Marvel Agents of Shield 2×01

Changement de ton pour Agents of Shield ! Des blessures, des morts, de la folie et de la tristesse, bref, la série passe un cap et étonne après sa première saison qui prenait le parti des gags et des répliques comiques. Maintenant si on pouvait se débarrasser de Ward… Alerte poids mort et forcing de ship avec Skye ! Autrement, dans l’ensemble, c’est classique, dans la lignée de la première saison hormis le changement de ton, avec un petit moment Agent Carter bienvenu, et on retrouve l’équipe avec un certain plaisir. On est quand même très loin de The Good Wife, très, très, très, très, très loin, mais en guise de divertissement simple et attachant, Agents of Shield fait encore l’affaire.

How To Get Away With Murder 1×01

Aaaaah un pilot. Mon indifférence aux séries de Shonda Rhimes n’aura pas empêché l’excitation devant les trailers de How to get away… et le pilot est d’une efficacité à toute épreuve. Rythmé, dense, intrigant, il parvient à captiver avec un dispositif « x months earlier » ô combien lassant. Alors certes, deux ou trois scènes flirtent avec le ridicule, et la mécanique qui vise à susciter l’admiration, encore une fois, pour le personnage de DeWitt, est tellement visible qu’on a du mal à y adhérer spontanément. À l’inverse, le groupe de jeunes dispose d’une présentation réussie, équilibrée, et solidement intégrée à l’intrigue : on apprend à les connaître à travers leurs idées pour le procès, et on se prend au jeu de l’intrigue future. Bref, on a envie de voir la suite !

Really, saison 1, épisode 1 (pilot)

Really. -©Amazon
Really. -©Amazon

Un pilot qui ne génère guère d’enthousiasme.

L’épisode en lui-même est pourtant très fluide, porté par un bon cast et un naturel constant, mais il faut déjà bien vouloir s’intéresser à la vie de ces quelques couples pour finalement y trouver son compte, tant on est loin de la comédie. Le ton est même étrange, quelquefois près du malaise, au point qu’il suscite presque une attente plus commune aux séries dramatiques qu’aux comédies, non pas du gag, mais de quelque événement qui viendra bouleverser la vie des personnages (j’en étais presque à croire que l’un allait mourir dans le pilot, c’est dire).

Maintenant, la série veut bien oser parler sexe et croit peut-être ainsi éviter les traitements plus clichés des couples mariés, mais n’y échappe pas tant que ça en définitive et nous compile une série de stéréotypes (dans la première partie surtout) pour conclure sur un enjeu qui franchement, ne parvient pas à donner envie d’y revenir.

Bref, une entrée en matière peu convaincante.

 

 

Doctor Who, saison 8, épisode 1

Doctor Who. -©BBC
Doctor Who. -©BBC

Un retour passable pour Doctor Who.

L’arrivée d’un nouveau Docteur enthousiasme naturellement, encore faut-il que l’épisode soit à la hauteur. On se souvient des premières minutes du précédent, une petite performance de comédie insolite et rythmée, bien éloignées du quart d’heure d’introduction de ce season premiere qui semble jouer le jeu avec autant de joie que le dinosaure abandonné dans Londres. Pour l’humour, le grain de folie, on repassera, et pire, on devra subir des répliques inspirées comme « oi, big, sexy woman ! » adressé à un dinosaure. Par ailleurs, l’épisode d’une heure-quinze aurait pu être considérablement raccourci, compte tenu de ses longueurs et de son rythme peu enlevé, faute à, entre autres, une intrigue elle-même en deçà des attentes.

Les ennemis ne disposent guère d’une caractérisation intéressante, et la structure globale, convenue et avare en rebondissements, empêche d’être pris dans l’histoire déjà faible. Il va de soi que dans un épisode qui signe l’arrivée d’un « nouveau » Docteur, c’est lui qui doit compter, et le récit s’attache principalement à le cerner, en le faisant évoluer d’une sorte de anti-héros égoïste qui pourrait abandonner son companion au sauveur envers et contre tout qu’il est encore – mais plus sombre, avec des zones d’ombre bienvenues – seulement il aurait fallu que le reste suive.

Capaldi endosse toutefois son rôle avec une facilité déconcertante, interprète de talent, il insuffle à son Docteur charisme, noirceur, et une pincée de maladresse, qui suffisent à nous convaincre de revenir. Reste à espérer que l’alchimie sera là entre les deux protagonistes et que Clara sera plus approfondie, puisqu’elle semble encore malheureusement réduite à peu de choses dans ce premiere (pour exemple, ce choix de l’angle « boyfriend » pour aborder les débuts de sa relation avec Twelve).

Bref, un épisode qui pâtit de son intrigue peu prenante mais regagne en intérêt grâce à Capaldi.

 

Wilfred, saisons 1et 2

Wilfred. -©FX
Wilfred. -©FX

Comme le veut la loi de l’été : il n’est jamais trop tard pour rattraper des séries. Encore que je n’ai pas commencé Wilfred, la comédie de FX, remake de la série australienne du même nom, cet été, mais il y a quelques mois, et il m’aura fallu un peu de temps pour venir à bout des 13 épisodes de la saison 1. C’est peut-être de celles qu’on peut mettre de côté quelque temps, pour y revenir avec le même plaisir, en tout cas, Wilfred ne connaît pas d’équivalent et ne s’abandonne pas si facilement. C’est l’histoire d’une amitié entre Ryan et Wilfred, le chien de sa voisine, qu’il voit comme un homme déguisé après sa tentative de suicide. Qui oserait ?

Et honnêtement, l’expérience en soi est amusante, troublante, tant Wilfred joue avec génie de la fameuse suspension de crédibilité, jusqu’à en faire un principe de comique-bizarre permanent. Elle n’est pas franchement drôle – elle peut l’être dans ses scènes qui accompagnent le générique de fin -, il faut se faire au potache et au trash, mais elle est incroyablement attachante. Cette relation qui d’une certaine façon, va de soi, est très touchante quand elle devient l’enjeu véritable de la série, tant elle dit ce qui reste dans l’ombre : la folie de Ryan. Rien n’interdit une lecture purement « rationnelle », malgré le point de vue adopté qui est bien entendu celui de Ryan, et à vrai dire, l’émotion qui se dégage insensiblement de la série dépend entre autres de cet écart entre ce qu’on voit avec Ryan, et ce que ça pourrait signifier pour lui. Wilfred n’est pas loin d’être une comédie réconfortante également parce qu’elle nous épargne tout jugement, et préfère raconter cette histoire d’amitié insolite qui, manifestement, ressemble à un sauvetage complètement barré de Ryan par son acolyte.

Les petites aventures de Ryan et Wilfred sont généralement divertissantes, principalement parce qu’elles se glissent dans une faille improbable des scènes de la vie quotidienne d’une banlieue et donnent lieu par là-même à des séries de rebondissements inattendus. Après tout, la série s’est donné le droit de tout oser à partir du moment où elle a décidé de mettre en scène ce « chien » incarné par cet homme à l’accent australien ! Mais puisque la qualité est là, notamment dans les excellents dialogues entre les deux protagonistes, on ne boude pas son plaisir.

Wilfred. -©FX
Wilfred. -©FX

Dans sa deuxième saison, Wilfred se fait plus sombre et malgré des débuts laborieux, elle livre quelques superbes épisodes. Le choix de coincer Ryan dans un travail de bureau n’était certainement pas la plus heureuse des décisions, mais la série a su corriger le tir rapidement et recentrer ses intrigues avec le même minimalisme efficace qu’en première saison, dans la cave (réelle ou non) de Ryan. On peut également saluer la mise à l’écart de Jenny, bien que l’arrivée d’Amanda n’ait pas forcément si bien tenu ses promesses, notamment dans un finale qui consacre son départ d’une manière saugrenue mais décevante.

La saison 2 est beaucoup plus émouvante que drôle, principalement dans ses chutes d’épisode amères qui semblent suivre une trajectoire plus claire et intéressante qu’en saison 1, à savoir aller au cœur de la détresse de Ryan, la mettre au jour, la nommer, l’assumer et continuer. Wilfred, imprévisible en saison 1, se fait presque évident dans le dernier temps de cette saison, c’est lui qui aide Ryan à sa façon, et « quand il est prêt ». Les intrigues tournent autour d’enjeux latents sans cesse repoussés : le père de Ryan et « what is Wilfred », sans aller jusqu’à répondre, mais en franchissant plusieurs étapes qui font que cette saison permet à Ryan d’évoluer envers et contre tout, d’être quelque part plus lucide qu’il ne l’a jamais été.

Bref, la première saison de Wilfred est étonnante et attachante, généralement très inspirée, elle est toujours agréable à suivre. La deuxième perd en inspiration et comique ce qu’elle gagne en justesse et émotion, un tournant non exempt de défauts mais qui donnera lieu à de très beaux épisodes (le 8 !).

Masters of Sex, saison 2, épisodes 2 et 3

Masters of Sex. -©Showtime
Masters of Sex. -©Showtime

 Deux épisodes très réussis de Masters of Sex.

Le deuxième épisode confirme encore la régularité de la qualité de la série. Quand on aurait pu croire que le sujet finirait par s’épuiser et s’étirer sur du vide, on est constamment détrompé par le récit lentement déroulé par Masters of Sex. Il fallait bien pour cela des personnages d’une densité et complexité fascinante, comme Bill qui, quand il est détestable, ne l’est jamais au point de rendre la série insupportable, dans la mesure où il reste incroyablement bien écrit et joué. Par ailleurs, le cas d’une patiente mineure et à côté de la maladie de Lillian fournissent matière à développements soit intéressants, soit émouvants, tandis que le personnage de la nourrice est introduit avec une franche réussite – formidable petite scène dans laquelle le rapport de force raciste est inévitablement rappelé. Le retour de Betty est une bonne idée, de même que l’entrée comique de Barbara : le contexte de cette saison est manifestement bien cerné.

Le troisième épisode, sous forme de huis-clos, se propose d’en dire plus sur Bill, en interrogeant avec la subtilité habituelle de la série les contradictions du personnages, principalement vis-à-vis de la virilité. Parfois, ça a quelque chose de la démonstration – le parallèle avec le match de boxe -, mais franchement, à partir du moment où ça marche aussi bien au niveau émotionnel que dramatique et que ça fait jouer les questions de rapports de force, vécus sociaux, injonctions au niveau du couple ou de l’impact réel voire physique sur une vie, on ne peut que reconnaître la qualité. Après tout, c’était le bon moment pour nous donner accès à la chambre d’hôtel où ils se retrouvaient, de piquer l’espace d’un épisode cette bulle professionnelle qui laisse beaucoup moins filtrer les sentiments de chacun. La manière dont les dialogues s’enroulent dans le jeu de rôle jusqu’à la vérité est certes prévisible, mais l’exécution reste quoi qu’il en soit brillante.

Peu à peu, on voit où l’épisode veut en venir en intégrant l’intrigue hospitalière, mais c’est peut-être moins convaincant, encore que cela permette de donner du poids à la nuit dans la chambre en prolongeant les émotions de Bill sur la scène professionnelle. À ce stade, il est également clair que Bill est au centre de l’attention, tant il est plein de contradictions et donc propre à évoluer, ainsi qu’à mettre en perspective intime les problématiques abordées par la série, et il est peut-être dommage qu’on ait d’un côté un personnage plus ou moins fixé dans ses positions et de l’autre un Bill Masters difficile à cerner, le déséquilibre guette quand l’approche est presque exclusivement privée.

Bref, deux épisodes qui se regardent avec le même plaisir, d’une très grande qualité.

Teen Wolf, saison 4, épisode 7

Teen Wolf. -©MTV
Teen Wolf. -©MTV

Après quelques très bons épisodes, celui-ci s’avère plus faible.

Alors que la série tenait l’occasion de faire un bon huis-clos, elle n’a finalement donné lieu qu’à un épisode près de la transition. Jusque là, la part de mystère était suffisamment épaisse pour travailler la dynamique des épisodes, mais ici, l’intrigue joue beaucoup plus sur ce qu’on sait déjà et ralentit le rythme des révélations. Du coup, la narration a un petit quelque chose d’artificiel, et quelques choix, comme celui de commencer l’épisode par une scène entre le vétérinaire et Satomi ou celui de donner l’identité de l’assassin sans en faire grand chose ensuite, sont franchement discutables ; tout ne s’articule pas si bien que les semaines précédentes en tout cas.

Néanmoins, on peut compter sur le développement des personnages et si l’intrigue ne semble pas énormément progresser, il était bien vu de faire intervenir les enjeux plus personnels : l’argent trouvée n’est pas juste évacuée de la scène comme si de rien n’était, de même que la question de la famille de Malia. Alors que ce personnage était pour le moment un formidable atout comique, qu’on s’était très vite attaché à elle, il était temps donc d’en arriver là. En espérant que par la suite, les choses s’organiseront dans un meilleur équilibre.

Bref, un épisode plaisant, mais aussi  moins fluide, intense et fun que les précédents.

Masters of Sex, saison 2, épisode 1

Masters Of Sex. -©Showtime
Masters Of Sex. -©Showtime

Un bon retour pour Masters of Sex !

À son rythme, cet épisode revient sur les événements de la fin de saison précédente en intégrant des flashbacks, avec variations de points de vue. Si dans un premier temps, le procédé ne donne pas l’impression d’être si pertinent, une fois l’heure passée, il est clair qu’il était très bien vu d’alterner ainsi les versions de la nuit chez Virginia. La relation entre les deux personnages est toujours aussi complexe, n’évacuant pas son biais professionnel et les problématiques qui en découlent, elle est véritablement le tour de force de la série tant elle exige un traitement subtil. De fait, Masters of Sex confronte Virginia au harcèlement qu’elle subit désormais au travail, mais interroge de surcroît le rapport de force entre elle et Bill, en juxtaposant d’un côté le point de vue sentimental de Bill, et de l’autre celui professionnel de Virginia : un dispositif moins fréquent qui, forcément, déstabilise le médecin et donne lieu à ce dialogue final incroyable de justesse.

Bill est pris à son propre piège, ne l’assume pas, et retourne la situation pour à nouveau prendre l’ascendant sur Virginia et replacer une relation dans un contexte qu’il a pourtant lui-même quitté. C’est en définitive passionnant et très fin, bien que cette sorte de bulle soit condamnée à éclater et si possible dans les prochains épisodes ; la limite est très fine entre une écriture qui donne aux personnages une présence et une qui permet le recul nécessaire pour juger des implications de cette relation. L’intrigue présente consiste quant à elle à projeter de nouveau ses personnages, c’est fait et on n’attend plus que de voir l’étude reprendre à son tour. Ce qui tourne autour de Barton est enfin très fort, et il faut reconnaître à tout le cast son talent évident.

Bref, un nouvel épisode réussi pour ce début de saison 2.

 

Teen Wolf, saison 4, épisode 6

Teen Wolf. -©MTV
Teen Wolf. -©MTV

Un nouveau bon épisode de Teen Wolf.

La saison a vraiment trouvé son rythme et chaque épisode est aussi divertissant que le précédent. Plein d’énergie, celui-ci commence en plus par un morceau de badasserie qui suffit à rappeler que Kate peut encore insuffler plus de fun à la série. Dans l’ensemble, c’est solide, bien mené de bout en bout malgré le nombre des intrigues qu’on nous propose de suivre, tout simplement parce qu’elles ont toutes du sens les unes pour les autres.

On peut compter sur le ton habituel de la série, ses répliques fabuleuses d’auto-dérision – Malia en délivre les trois quarts – et ses émotions tout aussi présentes, qui rendent par exemple le duo Liam-Scott très attachant, ou encore approfondissent les enjeux d’une vraie densité dramatique en rappelant les morts qui « comptent » pour les protagonistes et en projetant de nouveaux dangers. Peut-être n’est-ce pas aussi enthousiasmant de voir Peter reprendre de l’importance, ni Derek revenir au devant de la scène d’une façon qui semble légèrement forcée : c’est dommage, mais il semble qu’il arrive toujours à un point que la série ne sache plus trop quoi faire ou dire de certains de ses personnages, mais nous verrons bien.

Bref, un épisode intense, très divertissant.