X-Men : Days of Future Past

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X-Men Days of Future Past, réalisé par Bryan Singer, est sans aucun doute le meilleur film de la saga à ce jour. Aussi bien impressionnant qu’émouvant, il fait preuve d’une intelligence fine à la hauteur de ses ambitions, dans une narration elle-même exceptionnelle qui, par les parallèles qu’obligent le concept même, ne cesse d’approfondir et de réfléchir à son propos. Il faut dire que c’était un sacré risque que de se lancer dans une telle affaire de voyage dans le temps, et le résultat s’avère fluide, évident, juste, dans la mesure où l’intrigue est resserrée autour de quelques mutants, les enjeux impliqués par même seulement trois personnages : Erik, Raven et Charles. Il n’y a pas d’autres ennemis que les sentinelles, mais quelle sorte d’ennemi peuvent-elles être, ces machines qui ne peuvent être vaincues ? Voilà où Days of Future Past vous prend à revers, dans le parti des émotions, condensées par exemple dans cette magnifique scène de face à face entre le Xavier du passé et celui du futur.

Si on pouvait être déçu de l’utilisation centrale de Logan, elle donne lieu elle aussi à de très bonnes choses, en premier lieu, c’est très touchant de voir les échanges entre Charles jeune et lui, tant les caractères semblent inversés, pour mieux rendre compte de l’évolution du premier dans le film. En fondant toutes ses implications sur les perspectives individuelles de trois mutants (très bonne écriture de Raven/Mystique, courant vers sa liberté pour devenir, avec l’aide de Charles, la figure d’espoir commune aux hommes et mutants, elle qui symbolise plus que tous les autres la mutation), le film parvient à privilégier l’intimité tout en proposant un point de vue sur ses enjeux historiques : comment ne pas être saisi d’émotion devant ce montage qui met en scène d’un côté une prise de pouvoir de Magneto jeune, et de l’autre ce serrement de mains entre lui et Xavier dans le futur ? L’intensité n’est pas que sensationnelle, elle est le fruit de la simultanéité impossible de l’action de l’Histoire et du vertige de la nostalgie.  Et le film a l’audace de ne donner raison à personne, ou à tout le monde, lorsqu’il s’interroge sur l’Histoire : elle aura donné raison à Magneto, à Charles d’avoir maintenant raison sur elle. La réalisation fourmille d’idées pour nous impliquer dans le passé et dans le futur, nous rendre par là-même témoin d’une Histoire parallèle en train de s’écrire, avec ses scènes marquantes, qui ne sont pas celles de conflits (mais excellente scène d’introduction !), mais d’exposition aux médias et donc aux yeux du monde par exemple. De là, tout dans le film a du sens, aussi bien pour/dans l’Histoire que pour les personnages. Bref, intelligent, dense et très émouvant, X-Men : Days of Future Past est indispensable !

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